L'ubérisation des start-up

Uberisation” est un terme désignant un nouveau modèle de développement économique s’appuyant sur les nouvelles technologies et de la mise en relation quasi-instantanée du professionnel avec le consommateur. Cette technique à pour but de réduire les coûts et proposer un service à moindre frais tout en restant rentable et rapide.

Ce système bien que sujet à controverse est aujourd’hui adopté par une majeure partie des starts up dans le monde. Par ailleurs, le grand public démontre un certain intérêt en ce qui concerne l’économie collaborative et cela implique obligatoirement de nouvelles formes d’organisation innovantes du travail et/ou un recours aux nouvelles technologies.

Mais avec tant d’engouement il existe forcément des dérives et c’est sur cela que nous allons nous pencher aujourd’hui.

En effet à l’heure de cette fameuse uberisation, le statut créé par ces nouveaux types de travailleurs pose problème, car relativement flou au niveau des législations économiques à appliquer. Certains voient ça comme le futur du monde du travail avec une grande flexibilité et un côté libéral affirmé, d’autre comme une chimère créée pour favoriser les patrons grâce à des conventions floues et une augmentation des emplois précaires.

Les deux affirmations sont plus ou moins vraies mais aucune ne tend à prendre la main sur l’autre “pour le moment”. Cependant de plus en plus d'efforts pour rendre moins incertains le futur de ces travailleurs.

On peut citer les états unis où le gouverneur de Californie ratifié une loi visant à passer les travailleurs indépendants “ubérisés” au statut d’employés de la société Uber d’ici l’horizon 2020. Une initiative du même genre a vu le jour en France avec la proposition d’un code du travail alternatif dédié aux emplois précaires et aux exclus du salariat.

Cependant il ne faut pas se leurrer, car L'Uberisation de la société conduira forcément à une évolution du salariat traditionnel vers une forme d'activité professionnelle précaire : travail temporaire, sous-traitance…

Un constat amer qui nous fait penser que les mots “uberisation” et “paupérisation” riment d’autant mieux lorsque l’on parle du monde du travail.